Le premier recueil de Heidi parait en 1880. Fort d'un immense succès à sa sortie en Allemagne, il sera suivi de Heidi grandit en 1881. Son auteur, Johanna Spyri, est alors agée de 53 ans. Le prénom de Heidi n'existait pas avant que le roman paraisse. Il s'agit d'une invention de l'auteur qui explique son étymologie par la contraction du prénom Adélaïde (la mère de Heidi). Un musée est consacré à Johanna Spyri et à Heidi à Hirzel près de Zurich.

Johanna Spyri (1827-1901) - voir sa biographie
Heidi est orpheline, née au village de Dörfli. Son père Tobias, un charpentier, meurt écrasé par une poutre. Et sa mère Adélaïde meurt de chagrin quelques mois plus tard. Heidi est alors confiée à sa tante Dete, la soeur de sa mère, et passe la première partie de son enfance à Bad Ragaz, une petite ville thermale des Grisons, où elle est élevée jusqu'à l'âge de quatre ans. Au commencement du livre, Heidi quitte Bad Ragaz avec la tante Dete (qui a trouvé un emploi à Francfort) pour se rendre chez le grand-père sur l'Alpe.
Beaucoup de gens se demandent pourquoi la tante Dete appelle le grand-père "Mon Oncle" alors qu'il s'agirait a priori de son père. En fait le Grand-père a eu un fils, Tobias, qui a épousé Adélaïde, la soeur de Dete. Adélaïde a ensuite eu une fille, Heidi. Le grand-père n'a donc aucun lien de parenté direct avec Dete. Il s'agit simplement du beau-père de sa soeur. Quand à son surnom "Mon Oncle" l'explication est donnée par Dete elle-même dans le roman : "Comme la grand-mère de mère était la soeur de sa grand-mère (à l'Oncle), nous n'avons pas renié les liens de parenté. C'est pourquoi nous l'appelons l'Oncle, et comme nous sommes parents par mon père avec presque toutes les familles de la région, tout le monde l'appelle l'Oncle ; depuis qu'il s'est retiré là-haut, sur l'alpage, on l'appelle l'Oncle de l'alpage. Voilà.".
Si l'histoire de Heidi se passe à Maienfeld ce n'est pas un hasard. Johanna Spyri a passé de nombreux séjours là-bas ainsi qu'à Bad Ragaz, une ville toute proche de Maienfeld, pour y faire des cures avec son fils malade. Dépressive, Johanna Spyri a sans doute trouvé dans l'écriture de Heidi un échappatoire. La pureté des Alpes, la relation entre le grand-père et sa petite fille ont ému l'auteur bien avant son public...
Enfin, Heidi est une oeuvre qui idéalise fortement la vie dans les Alpes. La condition des enfants à la fin du 19è siècle était loin d'être aussi agréable que celle de Heidi. La majorité travaillait très dur et très jeune. L'école était une exception. |